mercredi 1 février 2012

Bamako - Paris - Le Thillot 31 janvier 2012




Nous arrivons à Paris, 6h30, nous récupérons nos bagages, 1h d'attente, nous reprenons  la route pour les Vosges. La température affiche -2°, nous avons quitté  Bamako à +32° nous nous précipitons sur les anoraks. Au cours du trajet une fine couche de neige apparait par place, l'hiver est bien présent, adieu Mali et soleil chaud, il nous faudra 1 an pour le retrouver.......inch' allah!

Tous nos souvenirs enrichissent et étayent notre attachement à ce Mali, cher à notre coeur et à ceux qui l'habitent.
Vivre de nouvelles expériences s'inscrit dans le recommencement d'un nouveau voyage qui nous aménera à revivre une belle aventure en apportant des choses, pour nous devenues inutiles, mais d'importance pour eux.

Tout un défilé d'images nous fait revivre des souvenirs étonnants, paysages, parfois monotones mais aussi des cultures luxuriantes et verdoyantes, des décors magiques, des villages animés, des scènes troublantes, tel un chapelet qui égrenne le temps passé. Quel merveilleux souvenir!
Les projets que nous soutenons et développons dans les villages apportent une aisance à ces personnes.
Nous avons une très grande reconnaissance pour les femmes maliennes, pleines de courage et de volonté, elles oublient qu'elles peinent, leur  seul souci, faire vivre la famille. Elles persévèrent à aimer, à lutter pour un monde meilleur, même dans la pauvreté, la vie difficile, le sourire est toujours là.
Soutenons ensemble les espoirs qu'attendent ces personnes maliennes.
Merci à tous pour votre générosité qui leur est donnée sur place par des actions concrètes, ils vous envoient d'innombrables remerciements et beaucoup de reconnaissance.
Nous remercions toutes les personnes qui ont pris le temps de nous suivre sur le blog.

lundi 30 janvier 2012

BAMAKO 30 janvier 2012




9 h nous rencontrons Casimir dans son bureau et Sidibé pour récupérer les dernières factures des actions concrétisées.(Nous remercions Casimir pour l'aide et le soutien dans le suivi des actions, sans lui tout serait compliqué  ( voir impossible).

Nous allons rencontrer le foreur Mamadou Diawara,( ingénieur hydrogéologue) qui a réalisé les travaux de 3 forages dans les villages de brousse. Il nous explique le fonctionnement des différentes pompes (il nous met en confiance).

Nous en profitons pour rendre visite à nos amies les soeurs que nous avons connues à Bougouni (en 2004) , depuis 2 ans elles sont à la mission de Korifina (quartier nord de Bamako).
Par un heureux hasard, nous rencontrons Mme Robin, vendéenne, qui apporte elle aussi, beaucoup d'aides aux maliens. Elle se rend régulièrement au Mali, parfois en véhicule, ses conseils et ses informations nous ont été très précieux pour notre expédition de janvier 2011.

Après un repas avec Casimir et Fagaye, nous rentrons à l'hôtel pour boucler nos valises.
Jacques a du mal à supporter l'ambiance de la capitale, il faut dire qu'avec la chaleur, le bruit et la pollution c'est très pénible!....
Nous remercions chaleureusement tous ceux qui nous ont accompagnés et fait partager leur Mali, en particulier Casimir, Fagaye, le Père Antoine, et père Emile, la famille Sidibé pour l'accueil reçu dans les hôtels, auberges et campements et tous les villageois qui nous permettent de réaliser photos et films.

Marc, Jacques, Marie-Jo.
                                               INFORMATION
Pour toutes les personnes qui souhaitent se rendre au Mali  et veulent louer un véhicule avec  bon chauffeur - guide nous vous recommandons Fagaye (très bonnes connaissances du pays, voiture 4/4 climatisée)
contact: tel : 00223 76 41 38 46    -  00223 66 69 54 17
                mail : (fagaye1969@yahoo.fr)

dimanche 29 janvier 2012

SEGOU - BAMAKO 225 Kms



Notre départ approche, nous pensons arriver à Bamako vers 15h30.

Nous prenons le petit-déjeuner dans la cour ombragée, Fagaye nous fait remarquer que le Ministre de l'éducation, rencontré à Koléna l'an dernier, s'y trouve également. Nous le saluons, heureux de nous revoir, il nous félicite encore pour les actions que nous menons dans les villages.
Nous faisons connaissance d'une infirmière belge en stage dans un centre de santé dans les environs de Ségou, il est toujours intéressant d'échanger avec des personnes  en mission dans ce pays.(nos impressions se rapprochent).
Notre temps nous permet de visiter Ségou et les bords du fleuve Niger. Nous y retrouvons le poète qui nous récite son poème à la gloire du fleuve.
Les boutiquiers tentent de vendre des souvenirs aux quelques touristes.
Le généreux Niger offre son eau aux femmes pour la vaisselle, la lessive, les jardins. Quelques pirogues voguent lentement, des pêcheurs lancent les filets dans l'espoir d'une pêche aléatoire. Le niveau de l'eau est très bas, espérons que la saison des pluies sera bénéfique.

Au port les installations sont prêtes à accueillir" le festival sur  le Niger" à partir du 15 février pour 2 semaines. C'est le rendez-vous de plusieurs orchestres, musiciens, chanteurs du monde entier.
C'est un moment très attendu de tous les maliens, pour faire la fête.

Nous poursuivons notre trajet jusqu'à Bamako, destination finale, la température est montée de 10°, la circulation est plus intense qu'hier, toujours les mêmes scènes dans les villages traversés.

Notre mission se termine, nous pensons l'avoir bien remplie en améliorant quelque peu les conditions de vie de ces villageois si démunis. Un grand merci aux Amis de Yorola dont le soutien ne faiblit pas depuis 2007.

samedi 28 janvier 2012

SAMEDI 28 janvier 2012 Bandiagara - Ségou 455kms




Nous partons pour Niogono (45 kms de piste défoncée) nous voulons visiter ce magnifique village qui apparait sur un piton rocheux au milieu des champs de mil entouré d'une savane arborée très diversifiée,( rôniers, nérés, karités, figuiers), il nous fait penser à une forteresse médiévale. Il faut prendre un guide et escalader des rochers pour y accéder. Autrefois dès qu'ils apercevaient des Blancs les villageois fermaient les portes et cachaient les enfants,(tout à changé, aujourd'hui  les Blancs sont accueillis à bras ouverts).
Nous visitons le village, des enfants participent à la construction d'un campement(financé par un Espagnol) en remontant depuis la plaine des pierres et des briques en banco sur la tête. Les années passées les touristes en nombre  visitaient ce village. Comme partout les femmes et les enfants font la corvée d'eau depuis les forages situés au pied des rochers.
Les maisons à l'architecture originale, aux multiples terrasses bordées de pierres, ont un usage particulier, l'habitation se trouve au rez de chaussée, un escalier permet d'atteindre le grenier (où sont entreposé les céréales) et un autre la terrasse où sont mis à sécher les condiments: piments rouge, arachides, gombo,oseille.
Il y a 2 ans nous avions soigné une dizaine d'enfants, blessés aux pieds, Françoise et Daniel s'en souviendront.
Encore 30 kms de piste pour retrouver le goudron, direction  de San, environ 2 h de route monotone.
Quelques petits villages dispersés  dans un paysage de savane.(les chèvres, moutons et vaches traversent à leur aise).
Sur notre parcours, dans la  ville de Téné, jour de grand marché, une foule de personnes s'y retrouvent, le passage y est difficile, c'est un bric à brac incroyable, (mélange d'odeurs, de couleurs, de bruits de chevaux et d'ânes) tous ces locaux sont venus  pour vendre, acheter ou troquer diverses marchandises.
Nous déjeunons à San dans le restaurant habituel, aujourd'hui il fait très chaud, la climatisation est appréciée.
Nous traversons la principale région de production de calebasses avant d'arriver à Ségou où nous passerons la nuit.

vendredi 27 janvier 2012

Vendredi 27 janvier 2012 KOUNDOU-BANDiAGARA 73 Kms




Notre nuit a été excellente, une auberge très calme avec une ventilation naturelle par la porte et la fenêtre grillagées (tamis pour nous protéger des moustiques) De nouvelles chambres ont été aménagées, un bon endroit pour randonneurs.
Petit déjeuner 7h45 dans la cour ombragée, tous les garçons se pressent pour nous servir, nous sommes les seuls touristes.
Django s'associe à nous et nous fait part de la vie actuelle. Nous lui laissons des vêtements pour son bébé, une petite fille née en octobre dernier et des médicaments pour le centre de santé de Koundou.(Nous leur adressons les amitiés de tous les compagnons de l'an dernier.)
La vie est difficile dans le pays Dogon privé de visiteurs.
Après avoir fait nos adieux à tous nos amis, nous les quittons pour une journée de tourisme dans ce lieu magnifique aux 3 milieux naturels (plateau, falaise et plaine), une occasion de fantastiques randonnées.
Au pied de la falaise nous profitons des activités quotidiennes des Dogons, nous passons par les dunes et le canyon d'où nous admirons la plaine qui s'étend à perte de vue jusqu'au Burkina Fasso. Spectacle insolite, des femmes remontent des fagots de tiges de mil posés sur la tête en empruntant une échelle dans le canyon.
Sur la piste plus sableuse et moins caillouteuse qu'hier, nous voyons des barrages destinés aux retenues d'eau pour favoriser les cultures maraîchères. Des sacs d'oignons récoltés sont en attente de transport pour les différents marchés.
Au joli village de SIBI-SIBI (belles constructions en pierres) une ambulance typique (une moto à 3 roues ,genre triporteur offerte par la ville de THORIGNE - FRANCE est stationnée à proximité de l'école.(voir photo).
Arrivés à Bandiagara, jour de marché, voulant nous rendre dans un campement, Fagaye emprunte une rue en sens interdit (sans avoir vu le panneau) un policier touareg l'interpelle et lui confisque sa carte grise. Pour la récupérer Il doit se rendre au poste de police où le choix est de : 6000cfa contre reçu ou 2000 cfa pour le thé, le choix est vite résolu.......Notre bon coeur nous a incité à leur offrir le thé.
Nous arrivons à l'hôtel La Falaise où nous passerons la nuit.
Très difficile de publier des photos nous les mettrons dès que possible.

Jeudi 26 janvier 2012 - PAYS DOGON: BANDIAGARA- SANGHA -KOUNDOU 17 KMS




Jeudi 26 janvier 2012- PAYS DOGON: BANDIAGARA - SANGHA 45 Kms SANGHA - KOUNDOU 17 Kms
Ce matin, 5h30 le perroquet nous pousse sa romance, il chante, siffle et imite à lui seul il peut faire un concert, il a plusieurs cordes à son arc!.....
La nuit fut bonne jusqu'à ce réveil. Un hôtel confortable mais sans touristes, les années dernières il fallait réserver.
8h30 départ pour SANGHA. Le pays Dogon principal attrait touristique du Mali. Les paysages sont exceptionnels : champs d'oignons, partout des femmes et des hommes arrosent de belles parcelles toutes vertes. Il y a aussi beaucoup d'autres cultures: mil, sorgho, arachides, haricots grains, sézame. Les Dogons sont principalement agriculteurs.Toutes ces céréales sont conservées dans des greniers typiques(carrés au toit pointu en paille).
La falaise longue d'environ 230 Kms est parsemée de petits villages aux habitations troglodytes, quelques unes sont encore occupées par des descendants des Telems.
Dans la plaine, les Peuls gardent les troupeaux des Dogons.
Django nous attend à Amani, village de la mare sacrée peuplée de crocodiles, aux légendes différentes. Il nous fait profiter d'une cérémonie de funérailles exceptionnelle de Monsieur Joop Van stigt, un hollandais qui fit beaucoup pour le pays dogon. Sa famille était présente, tous les villageois rassemblés lui rendaient un hommage traditionnel(coups de feu aussi fort que le tonnerre, musique, danses, chants) un boeuf a été sacrifié en son honneur.
A 14h nous faisons un pique nique, nous avons l'avantage de faire connaissance avec Thimoté qui nous parle de son pays, conversation très intéressante.
Nous nous rendons au campement "Amitiés Dogon" comme chaque année. Elie nous salue et nous remercie pour les bons soins que nous lui avons prodigués l'an dernier. (un panaris à la main droite).
Dans l'attente du repas, cette soirée se poursuit devant un pastis offert par l'aubergiste, Jacques et Marc en sont ravis. Au menu brochette de mouton et petits pois.
Ce soir pas de réseau.

mercredi 25 janvier 2012

SEVARE - MOPTI - BANDIAGARA 85 Kms




5 h30 le haut parleur appelle à la prière, les cloches annoncent l'angélus, les coqs lancent les cocoricos et les moutons bêlent, Sévaré s'éveille ! une nouvelle journée commence.
Après le petit déjeuner nous quittons cet hôtel sympathique et agréable, le personnel y est très accueillant.
Nous retournons voir les handicapés à Mopti. Nous décidons de leur financer 5 tonnes de riz, 32 matelas pour ceux qui n'avaient pas eu la chance d'en avoir l'an dernier, les frais de scolarité de 9 enfants et des frais médicaux.
Le groupe de 65 handicapés s'est rassemblé pour nous accueilir, ils expriment leur joie et leurs remerciements en chantant et dansant au son de leur musique. C'est un moment très émouvant, ce sont des femmes et des hommes au lourd handicap pour la plupart.
Malgré tout, ils sont courageux et volontaires, ils travaillent dans des petits commerces ou artisanat. Nous les soutenons depuis plusieurs années, sans l'aide des Amis de Yorola ils vivraient dans la rue, nous leur avons donné la force de vivre dignement.
Une fois de plus nous les quittons en espérant les revoir l'an prochain.
Nous pofitons de visiter cette ville que Jacques ne connait pas, nous achetons des cartes postales (pour nos compagnons de l'an dernier nous leur envoyons nos meilleures pensées du Mali, bisous à tous).
Le Niger est un fleuve très attractif, ces rives sont inondées de petits commerces mais aussi de détritus qui partiront au grés de l'eau à la saison des pluies. Mopti était une ville très touristique, le départ des pinasses de commerce ou de tourisme étaient un véritable spectacle. Le port grouillait d'activités, malheureusement les touristes ont désertés cette région pour des problèmes de sécurité.
Cette situation n'a fait qu'agraver leurs difficultés.
Après le repas pris au Bisap café, nous reprenons la route pour Bandiagara (pays Dogon) où nous passerons la nuit à l'auberge de la Falaise. Au cours du trajet nous avons un nouveau contrôle de police pour assurer la sécurité des touristes.
Ne soyez pas inquiets, si vous n'avez pas de récits demain(pas de réseau)
Nous ajoutons à notre amie Marie CLAUDON une pensée affectueuse en raison du départ de notre ami et collègue boulanger à Vagney Marcel dit TOTO. (A lui transmettre SVP.)

mardi 24 janvier 2012

Teriyabougou - San 110 kms San Mopti 210 kms



Nous quittons Teriyabougou à 10h, après une visite au centre de santé qui dessert 4 villages, ce centre a été construit par l'état malien, l'Ordre de Malte et une participation de l'Unicef. Amadou que nous connaissons
depuis plusieurs années, (acheteur du jumper) en est  responsable et gestionnaire.
Nous reprenons la piste (32 kms),  en cours de route nous distribuons des vêtements à 2 femmes qui partent travailler aux champs.
Au village Yangassou c'est le jour du grand marché, les villageois des alentours s'y retrouvent pour vendre leurs produits ou faire des achats. C'est un défilé de charrettes tirées par des ânes ou des petits chevaux  c'est aussi une occasion de rencontres et de distractions.
Une charrette bascule:
En voulant nous laisser le passage, la charrette  recule dans le talus, bascule en arrière soulevant le cheval qui bat désespérement des pattes en l'air.
Nous arrêtons à San vers 12 h pour envoyer le blog de 2 jours au cyber avant de nous restaurer à l'auberge Teriya comme chaque année, malheureusement vide de touristes.
Nous profitons de cet arrêt pour faire quelques petits achats (souvenirs).
Nous poursuivons jusqu'à Mopti, notre point de chute pour ce soir, nous allons rencontrer nos handicapés impatients de nous revoir.
La température est plus chaude et nous retrouvons le ciel bleu, la route est bonne et animée,( villages, transports en communs surchargés,  charrettes, cyclistes, les moutons, les ânes et les chevaux divaguent librement.)
Un cheval a payé de sa vie sa rencontre avec un autobus qui lui, s'est retourné dans le fossé , nous ne connaissons pas les conséquences de cet accident.
SOFARA, région de marécages dus au débordement du Bani, favorisant la culture du riz.
Nous passons à SOMADOUGOU ville jumelée avec la TALANDIERE  (Loire).
Nous apercevons au loin les falaises du pays Dogon.
Pour la première fois, barrage de police nous devons présenter nos passeports (nouvelle mesure de sécurité).
MOPTI, Région des Peuls et des Bozos (culture et pêche), jonction du Bani et du Niger, port principal du Mali.
Nous rendons visite à nos amis handicapés, l'accueil y est très émouvant, ils prennent des nouvelles des compagnons de voyage de l'an dernier en leur adressant leurs amitiés. Nous les retrouverons demain matin pour régler les problèmes matériels. Ce soir nous passons la nuit à l'hôtel Flandres à Sévaré, un accueil très chaleureux par le patron qui nous offre une boisson en signe de bienvenue (a recommander).
 

Sikasso - Teryiabougou




Dimanche 22 janvier 2012 Sikasso - Teriyabougou 270 kms Nous avons passé une bonne nuit à la mission,( centre de formation à la fondation Charles LWANGA). Très bel établissement, bien entretenu avec des chambres agréables dans une grande cour arborée de citronniers, palmiers rôniers(utilisés pour la construction) des eucalyptus, des acacias et frangipaniers.La route est goudronnée, assez bonne mais avec de gros nids de poule(on a vu pire!)
Sikasso 250 000 habitants, carrefour du Burkina Fasso et de la Côte d'Ivoire.Une région très productrice de fruits et de légumes qui bénéficie de 2 récoltes par an. Aujourd'hui dimanche, jour du grand marché, tous ces petits producteurs sont venus vendre leurs fruits et légumes, la foule y est importante.
En cours de route nous voyons de grands champs de coton déjà récoltés , se dressent de majestueux baobabs, des manguiers. Dans le petit village que nous traversons, une modeste petite église a rassemblé quelques fidèles.
Une journée sans inauguration, nous prenons le temps d'apprécier la vie de ce pays africain. De petits villages aux maisons en banco avec quelques animaux alentour qui apporteront un maigre revenu à la famille.
Nous arrivons à la ville de Koutiala 180 000 habitants capitale du coton, des camions sont en attente de chargement de cet or blanc pour se diriger vers les ports de Dakar ou d'Abidjan.
Nous mangeons à la Chaumière une omelette, salade, pour gagner notre destination Teriyabougou. Mama nous accueille, ainsi que Karim et Donat le Directeur. Cet endroit magnifique avec ses fleurs et son parc toujours aussi bien entretenu éprouve de gros problèmes économiques dûs à l'absence de touristes.
Nous nous installons dans les cases rondes, Mama a pris le soin de décorer nos chambres avec des plumes de paon et des fleurs, nous prenons notre repas , Jacques apprécie beaucoup cet endroit calme et reposant.
lundi 23 janvier 2012 Teriyabougou
(nous étions en absence d'internet)
Réveillés avec le chant des oiseaux, après un bon sommeil réparateur et une nuit fraiche, nous prenons le petit déjeuner. Le ciel est encore chargé de poussière et ne laisse pas passer les rayons du soleil, l'air est très froid, bien différent de l'an dernier.Nous partons en pinasse sur le fleuve Bani avec Mama pour visiter les villages de Malokoro où nous avons réalisé un puits et l'entourage du jardin, nous sommes satisfaits en voyant le jardin tout vert avec beaucoup de variétés de légumes. Des villageois, heureux d'avoir été soutenus par Les Amis de Yorola, nous recevons de grands remerciements.
2 ème arrêt au village de Borola qui n'a pas d'eau, seulement celle du fleuve.Ces villageois souhaitent un puits pour les alimenter en eau potable et l'entourage d'un jardin pour améliorer leur vie quotidienne, nous aviserons à notre retour en France.
3ème village, Wérou, où nous avons réalisé un puits courant 2011, comme ailleurs ces villageois sont heureux de béné ficier d'eau potable, leur jardin est en préparation de culture, seulement des plants de tomates, des choux et du gombo y sont plantés. Le chef du village nous accueille sous sa" paillotte" et nous remercie chaleureusement. Après quelques mots de bienvenue il nous offre de la noix de Kola, une poule et un mouton. Nous ne pouvons accepter le mouton, cadeau trop important pour ce modeste village. Ils feront un repas en commun en l'honneur des Amis de Yorola. Notre retour à la pinasse se fait en charrette tirée par deux ânes accompagnés des enfants.
Sur le trajet du retour, pique nique sur la pinasse, pain, sardines et biscuits, arrosé d'eau fraiche, Marc a bu du jus de pomme (La croisière s'amuse)!.
Notre croisière est animée par un spectacle encore jamais vu, un troupeau de vaches traverse le fleuve à la nage elles sont accompagnées de leurs bergers en pirogue pour les guider sur l'autre rive. Ils vont déambuler dans la brousse toute la nuit(40kms) pour se rendre au grand marché de bestiaux de la ville de San et de Bla.
Nous passons une agréable journée. Cette balade sur le fleuve Bani nous fait voir une envoleé de hérons cendrés, des pêcheurs sur leur pirogue, des femmes qui vaquent à leurs occupations, une, lave la salade dans le fleuve, même les canards prennent leur part de salade, d'autres font la lessive ou la vaisselle, des enfants font leur toilette. C'est leur vie au bord du fleuve.
Nous arrivons à la forêt d'eucalyptus là où nous regagnons la Case de l'Amitié.
Une journée bien remplie une fois de plus. Demain nous partons pour Mopti.

samedi 21 janvier 2012

Vendredi 20 et samedi 21 Janvier 2012 Gualala-Bérégobola-Yorola-Sikasso




Nous avons passé la nuit à la mission à Gualala comme chaque année nous recevons un accueil chaleureux, Philibert l'homme de confiance de la mission est toujours aux petits soins pour ces hôtes.
Nous prenons le petit déjeuner avant de partir pour Bérébogola.
Cette année nous n'avons pas souffert de la chaleur comme l'an dernier, la température est supportable, jusquà présent les moustiques ne nous ont pas attaqués, mais le voyage n'est pas fini!...
Après la visite du village de Gualala, nous partons vers 10h30 par une piste cassante de 27 kms.
Arrivée à 11h30 pour l'inauguration du 3ème forage. Toujours le même accueil enthousiaste nous est réservé avec la présence des officiels du village, des villageois et des enfants.
La représentante des femmes prend la parole en nous adressant des remerciements qui viennent du fond du coeur en nous souhaitant la joie, la paix et longue vie.
Les danses et les chants font partie de la réception, Jacques, le grand danseur s'en donne à coeur joie, il faut dire que l'Afrique n'est pas inconnue pour lui, il connait particulièrement le Sénégal.
Cette femme nous dit aussi : ce cadeau nous est tombé du ciel, jamais nous ne pensions que des blancs mettraient fin à notre calvaire en nous offrant l'eau.
Les discours sont pleins d'affection et de reconnaissance pour nous, représentants des Amis de Yorola.
Nous sommes souvent émus jusqu'aux larmes en voyant comme leur joie est grande.
Après le traditionnel cadeau, (une poule), nous sommes invités à prendre le repas avec les 600 habitants dans la cour du village. Au menu  riz et sauce (très bonne) et des morceaux de poulet, bien sûr suivi du thé traditionnel.
Nous donnons des semences à Foutoumata qui fait du jardinage (une source complémentaire pour apporter de la nourriture quoditienne à la famille).
Au Mali la nourriture n'est guère variée, de la bouillie faite de farine de maïs ou de mil
 "le mônie" parfumé de citrons, le tô composé de farine de maïs ou de mil préparé différemment mais accompagné d'une sauce de poissons séchés ou de feuilles de baobabs, le riz préparé de différentes façons. Nous quittons ce village avec beaucoup d'émotions.
Nous arrivons à Yorola situé à12 Kms accompagnés de 2 véhicules surchargés d'enfants qui ont envahit les voitures pour assister à la fête des Amis de Yorola.
L'arrivée à Yorola se fait en accueil triomphal. Samou Sidibé chef du village, et toute la délégation nous souhaite la bienvenue pour la 7ème fois. Les notables sont installés à l'abri du soleil sous une bâche, le directeur de l'école et 2 enseignants, les frères Sidibé natifs de Yorola, ainsi que le directeur des marchés publics de Bamako. Après les discours traditionnels nous partons en cortège à Yorola beach inaugurer la pinasse sur le fleuve Sankarani.
Nous apercevons la pinasse de 14 m de long, la contenance est d'environ 10 tonnes, 2 jeunes hommes partent à bord d'une pirogue pour amener la pinasse"le Petitgenet"  association les Amis de Yorola France au bord de la rive. Le moteur a du mal de se mettre en marche il faut l'intervention de Fagaye notre chauffeur, Daniel mécanicien confirmé n'étant pas là. Une fois rapprochée de la rive, nous embarquons (à l'aide d'une pirogue et d'une petite échelle) pour une croisière sur le fleuve, heureusement l'aventure ne se termine pas comme la croisière Costa.
Samou très fier devient capitaine du " le Petitgenet". Cette pinasse va permettre aux villageois de se rendre de l'autre côté du fleuve pour vendre leurs productions diverses.
Il est 18h nous rentrons au village en prenant possession de nos cases, un petit peu de repos avant le repas nous fait du bien, après une journée intense.
Madina nous a préparé le repas, des pommes de terre et des bananes frites avec du poulet et de la papaye.
La soirée n'est pas finie, une fête est organisée avec de la musique (puissante) et des danses jusqu'à minuit.
Réveil au chant du coq, 4h30, la nuit fut courte et fraiche. Les femmes s'activent très tôt pour allumer le feu et préparer la bouillie du matin. Nous ferons ce matin une toilette (de chat) la douche n'existe plus, les femmes nous apportent une bouilloire d'eau douce. Nous prenons le petit déjeuner, le même que le repas d'hier soir. nous faisons les adieux à ce quartier et nous nous rendons à l'école pour déposer les cartons de livres scolaires, de cahiers, de stylos et de craie offerts par l'école des Forges. Nous avions à leur remettre des enveloppes contenant des dessins, des photos, et du courrier de la part des enseignants et des élèves. Un cadeau qui leur a fait un grand plaisir. Le Directeur de l'école remercie de tout coeur l'école des Forges si généreuse pour cette école du Mali. Des courriers seront rédigés, nous les prendrons dès notre arrivée à Bamako.
L'heure du départ est annoncée, nous saluons tous nos amis en espérant revenir l'an prochain, Yorola est un village qui se développe avec l'aide de l'association les Amis de Yorola.
Nous prenons la route pour Sikasso (330 kms) en ayant une petite panne de filtre à gazoil ce qui nous fait prendre un peu de retard, le repas de midi: sardines et vache qui rit pris au bord de la route, ne nous déplait pas cela nous rappelle l'an dernier.
Le ciel bleu nous a quitté pour nous laisser un ciel chargé de poussière.
Arrivée à 18h à l'hôtel, nous allons profiter d'une bonne nuit après 2 nuits en brousse.
     

jeudi 19 janvier 2012




 Jeudi 19 janvier 2012 Bougouni-solona-Gualala 130Kms.
Départ 8h15 pour l'inauguration du forage de Solona 100km de route goudronnée(depuis 2009) direction Yorola, "notre port d'attache".
Cette route nous l'avons empruntée pour la 1ère fois en 2005, 120kms de piste, nous devions partir à 4h du matin pour arriver à Yorola vers 11h.
Aujourd'hui les enfants partis à l'école sont de retour, les enseignants sont en grève. Nous retrouvons un paysage de savane, la route est bordée de manguiers en fleurs, d'acacias aux fleurs jaune, des eucalyptus, des figuiers.
Les femmes s'affairent à préparer le repas en pilant le mil,d'autres transportent du bois posé sur la tête, les enfants conduisent les petits troupeaux de vaches, de moutons ou de chèvres s'abreuver au point d'eau le plus proche, souvent à plusieurs kms. Dans les cours des maisons les poules picorent les quelques graines de mil qui se sont échappées du mortier (kolon). Tout ça est la vie africaine.
Nous apercevons une usine en construction ( fabrication et conditionnement de jus de fruits) au environ de Yanfolila.
Arrivée à Solona, la date tant attendue par ces villageois est arrivée pour remercier les Amis de Yorola.
En présence du père Antoine, de Casimir et des officiels locaux, le chef du village, le directeur d'école, la représentante des femmes prennent la parole successivement pour remercier chaleureusement les Amis de Yorola. (Les femmes devaient faire 5kms matin et soir pour puiser de l'eau à la rivière ou au marigot). D'ou une source de fatigue pour elles et de maladies pour les enfants. Cette femme dit: vous avez mis fin à notre calvaire.
Nous recevons en cadeau 2 régimes de bananes, 1 panier de papayes et d'oranges, en nous les remettant,  le chef du village s'est excusé de n'avoir que ça a nous offrir.
Toute cette réception est en fête avec musique et danses, c' était une joie pour tous.
Nous allons visiter l'école, 227 enfants sont répartis dans 7 classes, ici la scolarité coûte 400cfa, soit 0.60euros par mois et par enfant. Une centaine d'enfants des hameaux éloignés font 5kms matin et soir pour venir à l'école et certains ne mangent pas à midi.
Nous sommes invités à partager leur repas de fonio et de poisson, un met traditionnel, arrosé avec l'eau du forage.
Nous faisons nos adieux à tous en continuant notre route pour Gualala où nous passerons la nuit à la mission chez le Père Antoine qui nous accueille chaque année chaleureusement.
Ce blog surprise grâce à une connexion avec une clé usb.
Demain nous inaugurons le 3ème forage à Bérébogola et ensuite nous allons à  Yorola et passerons la nuit dans nos cases.
 

mercredi 18 janvier 2012

mercredi 18 janvier 2012 Bamako- Koina - Bougouni 180 kms




Nous quittons Bamako à 8h30. Cette ville de plus de 2 000 000 d'habitants avec une soixantaine de quartiers, divisée par le fleuve Niger, ce fleuve nourricier cher au Mali. On y pêche principalement du capitaine, de la carpe et du poisson chat. Navigable, il favorise le transport de passagers et de fret en passant par Mopti, port principal du Mali.
La route goudronnée est en bon état, la circulation y est plus facile que les dernières années.
Une petite anecdote : dans la ville de Ouelessebougu, sur notre gauche, nous voyons un bâtiment avec l'inscription maison d'arrêt et de correction ( pour cadres corrompus) explication de Fagaye. Nous ne ferons pas de commentaires!.....
Dans les villages que nous traversons, des petites échoppes y sont installées, vente d'essence au litre, des petits cafés,des gargotes, des boucheries avec des morceaux de viande exposés à l'ombre quand le soleil aura tourné, des fruits et légumes, du pain etc...
Nous traversons la région du Wassoulou paysage de savane,nous admirons ces petites maisons faites en torchis au toit en tôle et des huttes au toit de paille. Ce paysage pourrait illustrer une belle histoire dans un livre de contes pour enfants.
 40 % des hommes sont des chasseurs, chasseurs de quoi? il n'y a plus de gibier, ils tuent le temps avec leur fusil suspendu à l'épaule en se baladant.
Déjà 11h nous attendons Père Emile qui doit nous accompagner pour nous rendre au village de Koina, ce village perdu dans la brousse. Nous y sommes attendus pour l'inauguration du forage (12 kms de piste particulièrement mauvaise).
Un village de 700 habitants, nous sommes accueillis en musique avec des applaudissements en souhait de bienvenue. Les personnalités nous sont présentées. Le Maire fait un discours de remerciement en nous offrant un présent (une poule).
Nous passons à l'étape de l'inauguration du forage , tous très fiers de nous y conduire. La pompe bien protégée débite 1800 litres à l'heure (je ne trouve pas le signe mètre cube). Une plaque de remerciement aux donateurs des Amis de Yorola y est apposéee.
Nous prenons le repas sous un manguier avec les officiels, ( riz, salade, et viande de chèvre) très bon repas servi dans des cuvettes.
Nous visitons l'école, comme partout les besoins de fournitures scolaires sont nécessaires, 50 à 60% d'enfants sont scolarisés, la scolarité coûte 3euros par enfant et par an, tous ne peuvent pas les financer et les enfants sont renvoyés en cours d'année.
La porte de la maternité nous est ouverte, nous y découvrons 5 lits métallique sans matelas et une table d'accouchement en béton nu. Nous décidons d'acheter à Bougouni 6 matelas avec housse plastique, des fournitures scolaires(cahiers, stylos) et une batterie pour éclairer la maternité avec  un panneau solaire existant.
Encore une journée chaude et bien remplie, nous passons la nuit à Bougouni, pendant 2 jours nous n'aurons pas accès à internet.
Nous allons inaugurer 2 autres forages, vers Gualala et Yorola. A bientôt