mercredi 1 février 2012

Bamako - Paris - Le Thillot 31 janvier 2012




Nous arrivons à Paris, 6h30, nous récupérons nos bagages, 1h d'attente, nous reprenons  la route pour les Vosges. La température affiche -2°, nous avons quitté  Bamako à +32° nous nous précipitons sur les anoraks. Au cours du trajet une fine couche de neige apparait par place, l'hiver est bien présent, adieu Mali et soleil chaud, il nous faudra 1 an pour le retrouver.......inch' allah!

Tous nos souvenirs enrichissent et étayent notre attachement à ce Mali, cher à notre coeur et à ceux qui l'habitent.
Vivre de nouvelles expériences s'inscrit dans le recommencement d'un nouveau voyage qui nous aménera à revivre une belle aventure en apportant des choses, pour nous devenues inutiles, mais d'importance pour eux.

Tout un défilé d'images nous fait revivre des souvenirs étonnants, paysages, parfois monotones mais aussi des cultures luxuriantes et verdoyantes, des décors magiques, des villages animés, des scènes troublantes, tel un chapelet qui égrenne le temps passé. Quel merveilleux souvenir!
Les projets que nous soutenons et développons dans les villages apportent une aisance à ces personnes.
Nous avons une très grande reconnaissance pour les femmes maliennes, pleines de courage et de volonté, elles oublient qu'elles peinent, leur  seul souci, faire vivre la famille. Elles persévèrent à aimer, à lutter pour un monde meilleur, même dans la pauvreté, la vie difficile, le sourire est toujours là.
Soutenons ensemble les espoirs qu'attendent ces personnes maliennes.
Merci à tous pour votre générosité qui leur est donnée sur place par des actions concrètes, ils vous envoient d'innombrables remerciements et beaucoup de reconnaissance.
Nous remercions toutes les personnes qui ont pris le temps de nous suivre sur le blog.

lundi 30 janvier 2012

BAMAKO 30 janvier 2012




9 h nous rencontrons Casimir dans son bureau et Sidibé pour récupérer les dernières factures des actions concrétisées.(Nous remercions Casimir pour l'aide et le soutien dans le suivi des actions, sans lui tout serait compliqué  ( voir impossible).

Nous allons rencontrer le foreur Mamadou Diawara,( ingénieur hydrogéologue) qui a réalisé les travaux de 3 forages dans les villages de brousse. Il nous explique le fonctionnement des différentes pompes (il nous met en confiance).

Nous en profitons pour rendre visite à nos amies les soeurs que nous avons connues à Bougouni (en 2004) , depuis 2 ans elles sont à la mission de Korifina (quartier nord de Bamako).
Par un heureux hasard, nous rencontrons Mme Robin, vendéenne, qui apporte elle aussi, beaucoup d'aides aux maliens. Elle se rend régulièrement au Mali, parfois en véhicule, ses conseils et ses informations nous ont été très précieux pour notre expédition de janvier 2011.

Après un repas avec Casimir et Fagaye, nous rentrons à l'hôtel pour boucler nos valises.
Jacques a du mal à supporter l'ambiance de la capitale, il faut dire qu'avec la chaleur, le bruit et la pollution c'est très pénible!....
Nous remercions chaleureusement tous ceux qui nous ont accompagnés et fait partager leur Mali, en particulier Casimir, Fagaye, le Père Antoine, et père Emile, la famille Sidibé pour l'accueil reçu dans les hôtels, auberges et campements et tous les villageois qui nous permettent de réaliser photos et films.

Marc, Jacques, Marie-Jo.
                                               INFORMATION
Pour toutes les personnes qui souhaitent se rendre au Mali  et veulent louer un véhicule avec  bon chauffeur - guide nous vous recommandons Fagaye (très bonnes connaissances du pays, voiture 4/4 climatisée)
contact: tel : 00223 76 41 38 46    -  00223 66 69 54 17
                mail : (fagaye1969@yahoo.fr)

dimanche 29 janvier 2012

SEGOU - BAMAKO 225 Kms



Notre départ approche, nous pensons arriver à Bamako vers 15h30.

Nous prenons le petit-déjeuner dans la cour ombragée, Fagaye nous fait remarquer que le Ministre de l'éducation, rencontré à Koléna l'an dernier, s'y trouve également. Nous le saluons, heureux de nous revoir, il nous félicite encore pour les actions que nous menons dans les villages.
Nous faisons connaissance d'une infirmière belge en stage dans un centre de santé dans les environs de Ségou, il est toujours intéressant d'échanger avec des personnes  en mission dans ce pays.(nos impressions se rapprochent).
Notre temps nous permet de visiter Ségou et les bords du fleuve Niger. Nous y retrouvons le poète qui nous récite son poème à la gloire du fleuve.
Les boutiquiers tentent de vendre des souvenirs aux quelques touristes.
Le généreux Niger offre son eau aux femmes pour la vaisselle, la lessive, les jardins. Quelques pirogues voguent lentement, des pêcheurs lancent les filets dans l'espoir d'une pêche aléatoire. Le niveau de l'eau est très bas, espérons que la saison des pluies sera bénéfique.

Au port les installations sont prêtes à accueillir" le festival sur  le Niger" à partir du 15 février pour 2 semaines. C'est le rendez-vous de plusieurs orchestres, musiciens, chanteurs du monde entier.
C'est un moment très attendu de tous les maliens, pour faire la fête.

Nous poursuivons notre trajet jusqu'à Bamako, destination finale, la température est montée de 10°, la circulation est plus intense qu'hier, toujours les mêmes scènes dans les villages traversés.

Notre mission se termine, nous pensons l'avoir bien remplie en améliorant quelque peu les conditions de vie de ces villageois si démunis. Un grand merci aux Amis de Yorola dont le soutien ne faiblit pas depuis 2007.

samedi 28 janvier 2012

SAMEDI 28 janvier 2012 Bandiagara - Ségou 455kms




Nous partons pour Niogono (45 kms de piste défoncée) nous voulons visiter ce magnifique village qui apparait sur un piton rocheux au milieu des champs de mil entouré d'une savane arborée très diversifiée,( rôniers, nérés, karités, figuiers), il nous fait penser à une forteresse médiévale. Il faut prendre un guide et escalader des rochers pour y accéder. Autrefois dès qu'ils apercevaient des Blancs les villageois fermaient les portes et cachaient les enfants,(tout à changé, aujourd'hui  les Blancs sont accueillis à bras ouverts).
Nous visitons le village, des enfants participent à la construction d'un campement(financé par un Espagnol) en remontant depuis la plaine des pierres et des briques en banco sur la tête. Les années passées les touristes en nombre  visitaient ce village. Comme partout les femmes et les enfants font la corvée d'eau depuis les forages situés au pied des rochers.
Les maisons à l'architecture originale, aux multiples terrasses bordées de pierres, ont un usage particulier, l'habitation se trouve au rez de chaussée, un escalier permet d'atteindre le grenier (où sont entreposé les céréales) et un autre la terrasse où sont mis à sécher les condiments: piments rouge, arachides, gombo,oseille.
Il y a 2 ans nous avions soigné une dizaine d'enfants, blessés aux pieds, Françoise et Daniel s'en souviendront.
Encore 30 kms de piste pour retrouver le goudron, direction  de San, environ 2 h de route monotone.
Quelques petits villages dispersés  dans un paysage de savane.(les chèvres, moutons et vaches traversent à leur aise).
Sur notre parcours, dans la  ville de Téné, jour de grand marché, une foule de personnes s'y retrouvent, le passage y est difficile, c'est un bric à brac incroyable, (mélange d'odeurs, de couleurs, de bruits de chevaux et d'ânes) tous ces locaux sont venus  pour vendre, acheter ou troquer diverses marchandises.
Nous déjeunons à San dans le restaurant habituel, aujourd'hui il fait très chaud, la climatisation est appréciée.
Nous traversons la principale région de production de calebasses avant d'arriver à Ségou où nous passerons la nuit.

vendredi 27 janvier 2012

Vendredi 27 janvier 2012 KOUNDOU-BANDiAGARA 73 Kms




Notre nuit a été excellente, une auberge très calme avec une ventilation naturelle par la porte et la fenêtre grillagées (tamis pour nous protéger des moustiques) De nouvelles chambres ont été aménagées, un bon endroit pour randonneurs.
Petit déjeuner 7h45 dans la cour ombragée, tous les garçons se pressent pour nous servir, nous sommes les seuls touristes.
Django s'associe à nous et nous fait part de la vie actuelle. Nous lui laissons des vêtements pour son bébé, une petite fille née en octobre dernier et des médicaments pour le centre de santé de Koundou.(Nous leur adressons les amitiés de tous les compagnons de l'an dernier.)
La vie est difficile dans le pays Dogon privé de visiteurs.
Après avoir fait nos adieux à tous nos amis, nous les quittons pour une journée de tourisme dans ce lieu magnifique aux 3 milieux naturels (plateau, falaise et plaine), une occasion de fantastiques randonnées.
Au pied de la falaise nous profitons des activités quotidiennes des Dogons, nous passons par les dunes et le canyon d'où nous admirons la plaine qui s'étend à perte de vue jusqu'au Burkina Fasso. Spectacle insolite, des femmes remontent des fagots de tiges de mil posés sur la tête en empruntant une échelle dans le canyon.
Sur la piste plus sableuse et moins caillouteuse qu'hier, nous voyons des barrages destinés aux retenues d'eau pour favoriser les cultures maraîchères. Des sacs d'oignons récoltés sont en attente de transport pour les différents marchés.
Au joli village de SIBI-SIBI (belles constructions en pierres) une ambulance typique (une moto à 3 roues ,genre triporteur offerte par la ville de THORIGNE - FRANCE est stationnée à proximité de l'école.(voir photo).
Arrivés à Bandiagara, jour de marché, voulant nous rendre dans un campement, Fagaye emprunte une rue en sens interdit (sans avoir vu le panneau) un policier touareg l'interpelle et lui confisque sa carte grise. Pour la récupérer Il doit se rendre au poste de police où le choix est de : 6000cfa contre reçu ou 2000 cfa pour le thé, le choix est vite résolu.......Notre bon coeur nous a incité à leur offrir le thé.
Nous arrivons à l'hôtel La Falaise où nous passerons la nuit.
Très difficile de publier des photos nous les mettrons dès que possible.

Jeudi 26 janvier 2012 - PAYS DOGON: BANDIAGARA- SANGHA -KOUNDOU 17 KMS




Jeudi 26 janvier 2012- PAYS DOGON: BANDIAGARA - SANGHA 45 Kms SANGHA - KOUNDOU 17 Kms
Ce matin, 5h30 le perroquet nous pousse sa romance, il chante, siffle et imite à lui seul il peut faire un concert, il a plusieurs cordes à son arc!.....
La nuit fut bonne jusqu'à ce réveil. Un hôtel confortable mais sans touristes, les années dernières il fallait réserver.
8h30 départ pour SANGHA. Le pays Dogon principal attrait touristique du Mali. Les paysages sont exceptionnels : champs d'oignons, partout des femmes et des hommes arrosent de belles parcelles toutes vertes. Il y a aussi beaucoup d'autres cultures: mil, sorgho, arachides, haricots grains, sézame. Les Dogons sont principalement agriculteurs.Toutes ces céréales sont conservées dans des greniers typiques(carrés au toit pointu en paille).
La falaise longue d'environ 230 Kms est parsemée de petits villages aux habitations troglodytes, quelques unes sont encore occupées par des descendants des Telems.
Dans la plaine, les Peuls gardent les troupeaux des Dogons.
Django nous attend à Amani, village de la mare sacrée peuplée de crocodiles, aux légendes différentes. Il nous fait profiter d'une cérémonie de funérailles exceptionnelle de Monsieur Joop Van stigt, un hollandais qui fit beaucoup pour le pays dogon. Sa famille était présente, tous les villageois rassemblés lui rendaient un hommage traditionnel(coups de feu aussi fort que le tonnerre, musique, danses, chants) un boeuf a été sacrifié en son honneur.
A 14h nous faisons un pique nique, nous avons l'avantage de faire connaissance avec Thimoté qui nous parle de son pays, conversation très intéressante.
Nous nous rendons au campement "Amitiés Dogon" comme chaque année. Elie nous salue et nous remercie pour les bons soins que nous lui avons prodigués l'an dernier. (un panaris à la main droite).
Dans l'attente du repas, cette soirée se poursuit devant un pastis offert par l'aubergiste, Jacques et Marc en sont ravis. Au menu brochette de mouton et petits pois.
Ce soir pas de réseau.

mercredi 25 janvier 2012

SEVARE - MOPTI - BANDIAGARA 85 Kms




5 h30 le haut parleur appelle à la prière, les cloches annoncent l'angélus, les coqs lancent les cocoricos et les moutons bêlent, Sévaré s'éveille ! une nouvelle journée commence.
Après le petit déjeuner nous quittons cet hôtel sympathique et agréable, le personnel y est très accueillant.
Nous retournons voir les handicapés à Mopti. Nous décidons de leur financer 5 tonnes de riz, 32 matelas pour ceux qui n'avaient pas eu la chance d'en avoir l'an dernier, les frais de scolarité de 9 enfants et des frais médicaux.
Le groupe de 65 handicapés s'est rassemblé pour nous accueilir, ils expriment leur joie et leurs remerciements en chantant et dansant au son de leur musique. C'est un moment très émouvant, ce sont des femmes et des hommes au lourd handicap pour la plupart.
Malgré tout, ils sont courageux et volontaires, ils travaillent dans des petits commerces ou artisanat. Nous les soutenons depuis plusieurs années, sans l'aide des Amis de Yorola ils vivraient dans la rue, nous leur avons donné la force de vivre dignement.
Une fois de plus nous les quittons en espérant les revoir l'an prochain.
Nous pofitons de visiter cette ville que Jacques ne connait pas, nous achetons des cartes postales (pour nos compagnons de l'an dernier nous leur envoyons nos meilleures pensées du Mali, bisous à tous).
Le Niger est un fleuve très attractif, ces rives sont inondées de petits commerces mais aussi de détritus qui partiront au grés de l'eau à la saison des pluies. Mopti était une ville très touristique, le départ des pinasses de commerce ou de tourisme étaient un véritable spectacle. Le port grouillait d'activités, malheureusement les touristes ont désertés cette région pour des problèmes de sécurité.
Cette situation n'a fait qu'agraver leurs difficultés.
Après le repas pris au Bisap café, nous reprenons la route pour Bandiagara (pays Dogon) où nous passerons la nuit à l'auberge de la Falaise. Au cours du trajet nous avons un nouveau contrôle de police pour assurer la sécurité des touristes.
Ne soyez pas inquiets, si vous n'avez pas de récits demain(pas de réseau)
Nous ajoutons à notre amie Marie CLAUDON une pensée affectueuse en raison du départ de notre ami et collègue boulanger à Vagney Marcel dit TOTO. (A lui transmettre SVP.)